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Ëtt bi #1

Ett bi

Archives & recherches

Samedi 14 mars 2026
15h - 18h

OH INSTITUTE aborde l’archive comme une infrastructure critique. Il est primordial de préserver, stabiliser, documenter et rendre consultables les fonds afin qu’ils deviennent des ressources de travail, de transmission et de souveraineté intellectuelle. Cela suppose d’outiller la préservation, d’organiser les corpus et de clarifier les conditions d’accès, pour éviter que les archives ne demeurent fragmentées, vulnérables ou réservées à quelques-uns. Cependant rendre accessible ne signifie pas tout diffuser : l’accès implique des cadres d’usage, des règles de consultation et une responsabilité partagée des lecteur·rice·s. Certains documents relèvent de droits, de sensibilités ou de contextes qui exigent une circulation encadrée.

Cette première rencontre vise à interroger les conditions concrètes de la recherche et de l’accès : où sont les fonds, qui les détient, selon quels statuts et quelles logiques d’ouverture, et quels obstacles (droits, conservation, dispersion, absence d’inventaires, numérisation inégale) entravent leur consultation. L’objectif est d’identifier des priorités praticables et des mécanismes adaptés pour transformer ces fragilités en ressources partagées, au service des artistes, des publics et de l’écriture de l’histoire de l’art.

Entrée libre, places limitées.
Prise de parole ouverte à tous.

Contact

A propos des rencontres Ëtt bi

OH Institute initie Ëtt bi, une série de rencontres publiques conçues comme une cour de parole et d’écoute : un espace de réflexion, de dialogue et de mise en relation entre les acteurs culturels (artistes, chercheur·e·s, institutions, opérateurs culturels, collectionneur·euse·s, etc.), mais surtout avec les étudiant·e·s et les publics amateurs.

Cette initiative part d’un constat : l’écosystème n’a sans doute jamais autant produit de contenus, de conversations et de conférences pour diffuser largement des savoirs et des enjeux. Pourtant, à mesure que la parole se multiplie, l’écoute se raréfie. Or, une part décisive du dynamisme et de la structuration de nos secteurs dépend de notre capacité à accueillir les constats et les besoins tels qu’ils sont formulés. Sans cela, nous posons des diagnostics erronés, répétons des schémas génériques et construisons des réponses hors-sol. Nous n’entendons plus suffisamment ce que les acteurs hors du prisme culturel ont à dire, et en particulier ce que les amateurs, toutes générations confondues, curieux, assidus et fortement engagés dans les pratiques culturelles et leur consommation, tentent de formuler. En effet, l’état actuel de non-structuration est un symptôme suffisamment clair : il révèle nos responsabilités collectives et notre incapacité à convertir les besoins exprimés en dispositifs concrets.

Ëtt bi renvoie à un lieu de circulation, d’échange et de négociation collective. Un espace où l’on se retrouve pour dire, mais surtout pour accueillir, questionner, se confronter, fracturer les récits dominants et interrompre les automatismes, afin de produire un état des lieux réel. Il ne s’agit pas d’un rendez-vous réservé aux seuls professionnels : c’est un format transversal, où pratiques, savoirs et publics se rencontrent parce que les scènes se structurent aussi par la porosité, pas uniquement par l’entre-soi.

Chaque session repose sur une mécanique simple : deux intervenant·e·s choisis·e·s ouvrent la rencontre par une note d’intention de 5 à 10 minutes chacun. La discussion qui s’ensuit est ouverte, libre à tous : questions, contradictions, retours d’expérience, et construction d’une intelligence collective. L’objectif n’est pas d’atteindre le consensus, mais de faire émerger de nouveaux profils, des problématiques, des priorités et des pistes à éprouver, au contact de celles et ceux qui pratiquent, qui vivent et consomment les arts et la culture.

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28 mars

Ëtt bi #2