Ett bi
Résidences d’artistes
Jeudi 02 avril 2026
18h - 21h
ns un contexte où les contraintes de circulation se durcissent (visas, coûts, logistique, asymétries d’accès), la mobilité internationale ne peut plus être considérée comme une norme, ni comme une condition implicite de légitimation. L’Institut adopte donc une approche située et pragmatique, en analysant et en valorisant des formes d’hospitalité, de travail et de production qui consolident des chaînes de valeur localement. Il interroge les conditions dans lesquelles ces modèles permettent, ou empêchent, l’autonomie et la continuité des pratiques. Une attention particulière est portée aux artistes qui créent des structures, des lieux ou des communautés de travail. Ces artistes-constructeurs développent des modèles d’organisation, de soutien et de circulation des savoirs souvent décisifs, mais rarement reconnus comme tels.
Cette rencontre vise à cartographier ces lieux et les alternatives existantes. En documentant leurs méthodologies et en les mettant en circulation, l’Institut contribue à une lecture plus juste des lieux de production et de pensée, et oriente, lorsque c’est pertinent, vers des ressources et partenaires susceptibles de soutenir la pérennisation de ces initiatives sans les normaliser.
Entrée libre, places limitées.
Prise de parole ouverte à tous.
Contact
A propos des rencontres Ëtt bi
OH Institute initie Ëtt bi, une série de rencontres publiques conçues comme une cour de parole et d’écoute : un espace de réflexion, de dialogue et de mise en relation entre les acteurs culturels (artistes, chercheur·e·s, institutions, opérateurs culturels, collectionneur·euse·s, etc.), mais surtout avec les étudiant·e·s et les publics amateurs.
Cette initiative part d’un constat : l’écosystème n’a sans doute jamais autant produit de contenus, de conversations et de conférences pour diffuser largement des savoirs et des enjeux. Pourtant, à mesure que la parole se multiplie, l’écoute se raréfie. Or, une part décisive du dynamisme et de la structuration de nos secteurs dépend de notre capacité à accueillir les constats et les besoins tels qu’ils sont formulés. Sans cela, nous posons des diagnostics erronés, répétons des schémas génériques et construisons des réponses hors-sol. Nous n’entendons plus suffisamment ce que les acteurs hors du prisme culturel ont à dire, et en particulier ce que les amateurs, toutes générations confondues, curieux, assidus et fortement engagés dans les pratiques culturelles et leur consommation, tentent de formuler. En effet, l’état actuel de non-structuration est un symptôme suffisamment clair : il révèle nos responsabilités collectives et notre incapacité à convertir les besoins exprimés en dispositifs concrets.
Ëtt bi renvoie à un lieu de circulation, d’échange et de négociation collective. Un espace où l’on se retrouve pour dire, mais surtout pour accueillir, questionner, se confronter, fracturer les récits dominants et interrompre les automatismes, afin de produire un état des lieux réel. Il ne s’agit pas d’un rendez-vous réservé aux seuls professionnels : c’est un format transversal, où pratiques, savoirs et publics se rencontrent parce que les scènes se structurent aussi par la porosité, pas uniquement par l’entre-soi.
Chaque session repose sur une mécanique simple : deux intervenant·e·s choisis·e·s ouvrent la rencontre par une note d’intention de 5 à 10 minutes chacun. La discussion qui s’ensuit est ouverte, libre à tous : questions, contradictions, retours d’expérience, et construction d’une intelligence collective. L’objectif n’est pas d’atteindre le consensus, mais de faire émerger de nouveaux profils, des problématiques, des priorités et des pistes à éprouver, au contact de celles et ceux qui pratiquent, qui vivent et consomment les arts et la culture.