Ett bi
Professionalisation & insertion
Samedi 11 avril 2026
18h - 21h
Comme tous les différents secteurs de l’emploi sénégalais, celui des arts et de la culture n’est pas en reste. Les diplômé·e·s rencontrent des difficultés majeures d’insertion, tandis que les organisations peinent souvent à identifier, recruter et stabiliser des profils qualifiés. Porter un regard sur la structure de l’offre de formation peut ouvrir des pistes de solution, à condition de comprendre ce qui bloque dans la transition formation–emploi (décalage entre contenus et réalités du terrain, manque de repères sur les métiers, faible lisibilité des compétences, absence de passerelles). Le témoignage d’acteurs du secteur permettra d’identifier les principaux freins, mais aussi de consigner ce qui fonctionne déjà. De même, trop souvent, l’accès aux opportunités dépend de réseaux informels et de codes implicites.
Cette rencontre vise à rendre ces mécanismes lisibles, à objectiver les blocages et à dégager des leviers concrets. Dans le prolongement de la démarche de OH INSTITUTE, l’enjeu est aussi de rendre les compétences comparables et mobilisables afin de faciliter la mise en relation, sécuriser la contractualisation et renforcer une professionnalisation ancrée dans les réalités locales.
Entrée libre, places limitées.
Prise de parole ouverte à tous.
Contact
A propos des rencontres Ëtt bi
OH Institute initie Ëtt bi, une série de rencontres publiques conçues comme une cour de parole et d’écoute : un espace de réflexion, de dialogue et de mise en relation entre les acteurs culturels (artistes, chercheur·e·s, institutions, opérateurs culturels, collectionneur·euse·s, etc.), mais surtout avec les étudiant·e·s et les publics amateurs.
Cette initiative part d’un constat : l’écosystème n’a sans doute jamais autant produit de contenus, de conversations et de conférences pour diffuser largement des savoirs et des enjeux. Pourtant, à mesure que la parole se multiplie, l’écoute se raréfie. Or, une part décisive du dynamisme et de la structuration de nos secteurs dépend de notre capacité à accueillir les constats et les besoins tels qu’ils sont formulés. Sans cela, nous posons des diagnostics erronés, répétons des schémas génériques et construisons des réponses hors-sol. Nous n’entendons plus suffisamment ce que les acteurs hors du prisme culturel ont à dire, et en particulier ce que les amateurs, toutes générations confondues, curieux, assidus et fortement engagés dans les pratiques culturelles et leur consommation, tentent de formuler. En effet, l’état actuel de non-structuration est un symptôme suffisamment clair : il révèle nos responsabilités collectives et notre incapacité à convertir les besoins exprimés en dispositifs concrets.
Ëtt bi renvoie à un lieu de circulation, d’échange et de négociation collective. Un espace où l’on se retrouve pour dire, mais surtout pour accueillir, questionner, se confronter, fracturer les récits dominants et interrompre les automatismes, afin de produire un état des lieux réel. Il ne s’agit pas d’un rendez-vous réservé aux seuls professionnels : c’est un format transversal, où pratiques, savoirs et publics se rencontrent parce que les scènes se structurent aussi par la porosité, pas uniquement par l’entre-soi.
Chaque session repose sur une mécanique simple : deux intervenant·e·s choisis·e·s ouvrent la rencontre par une note d’intention de 5 à 10 minutes chacun. La discussion qui s’ensuit est ouverte, libre à tous : questions, contradictions, retours d’expérience, et construction d’une intelligence collective. L’objectif n’est pas d’atteindre le consensus, mais de faire émerger de nouveaux profils, des problématiques, des priorités et des pistes à éprouver, au contact de celles et ceux qui pratiquent, qui vivent et consomment les arts et la culture.